Découvrez le Taï-Chi et le Qi-Gong
© 2017 J-luc FERRER

Le Tai Chi Chuan (ou Tai Ji Quan)


que nous pouvons pratiquer aujourd'hui est le fruit d'une très longue histoire. Il s'est nourri d'éléments jalonnant cette histoire en les organisant autour de "principes" fondamentaux qui forment sa trame. Nous allons essayer d'explorer ces principes. Cette longue histoire explique largement la diversité des écoles actuelles. Le nom utilisé aujourd'hui est le nom de la famille qui a d'abord développé ce style. Autrefois le secret de ces styles de boxe était jalousement gardé au sein du groupe familial. La famille Yang représente le style codifié le plus ancien ; la famille Yang est la première à avoir élargi l'enseignement au public. Les autres écoles sont issues du style Yang. Les écoles les plus structurées se rattachent à un Maître qui a crée ou modifié un style. Ensuite, d'autres écoles se rattachent à un disciple du Maître, à un élève d'un disciple, etc ...

 

Pour bien comprendre cette évolution, il faut se souvenir que le Tai Chi Chuan était alors considéré comme un trésor ; très difficile d'accès, la transmission était réservée à quelques proches. Ce n'est que très récemment que la pratique est devenue une activité de masse, parfois au détriment de sa richesse "d'art martial interne".

On fait couramment remonter les premières traces au XIIe siècle ; on trouve des éléments liés aux traditions bouddhistes et taoïstes. C'est une "recette" où la proportion des ingrédients varie avec les époques. On retrouve toujours un cadre gestuel très élaboré comme élément central.

Ce cadre sert de support à des éléments de technique martiale et des éléments de pratiques énergétiques dans des proportions variées suivant les époques ; c'est généralement un système respiratoire qui est au cœur du système énergétique.

On estime souvent que le bouddhisme serait à l'origine des techniques martiales développées par le Tai Chi Chuan ; en fait, certains spécialistes tendent à penser que l'Inde serait le berceau des arts martiaux tout comme c'est le berceau du bouddhisme. L'apport du taoïsme a été déterminant dans l'élaboration du Tai Chi Chuan. C'est une vision nourrie de l'expérience directe, de la contemplation de la nature et de l'observation des mécanismes du vivant ; une idée centrale du taoïsme est de trouver une façon de régler notre vie en harmonie avec le monde extérieur et avec notre nature profonde.

La Tai Chi Chuan peut être considéré comme une mise en mouvement des principes taoïstes. Il en a reçu aussi ses principes énergétiques profonds, comme la respiration dite du "souffle interne" qui est au cœur de cette discipline. Le souffle interne n'est pas uniquement une respiration particulière. C'est une façon de rendre toute la structure du corps humain "respiratoire" ; cette respiration spécifique est le support de l'énergie.

La gageure du Tai Chi Chuan est de faire progresser le pratiquant par des techniques corporelles vers une qualité d'être ; on part de techniques simples, on chemine par une profonde transformation de la conscience corporelle, pour aboutir à une qualité de présence.

Une manière solide, fluide et confiante d'être dans son corps.


Qu'est-ce que le Qi-Gong ?

 

Le Qi Gong signifie littéralement "maîtrise de l'énergie". La culture orientale considère que l'homme, nourri par la terre et relié au souffle de l'Univers, est énergie. Ce "Qi" souffle à l'intérieur du corps à travers les méridiens, entre et sort par les nombreux points d'acupuncture qui le relie au cosmos et à l'environnement.

Grâce à un travail de souffle, cette discipline chinoise millénaire aide à la circulation des flux énergétiques. Le Qi Gong vise à réconcilier le corps et l'esprit, à recouvrer une vitalité minée par la vie urbaine.

Les mouvements lents non violents, contrôlés et associés à des exercices de respiration et de concentration de l'esprit permettent de relâcher les tensions qui s'accumulent. Il allie la relaxation mentale, l'assouplissement corporel et le plaisir de se mouvoir en harmonie dans l'espace.

 

Pour parvenir à l'harmonie du geste et du souffle, on porte simultanément son attention sur les diverses parties du corps impliquées dans le mouvement et perçues globalement comme une unité, de telle sorte que le mouvement ne soit jamais "mécanique", mais devienne "organique".